Luxembourg Art Week 2026 - Nuit d'ouverture - THE LIVE HEARTH SIGNAL ROOM
17 h 00 - 20 h 30 – Avant-soirée au Casino Display
.LIVE SIGNAL
Avec Lena Longefay et Marc-Olivier Hamelin
Périscope : Bruce Eesly (carte blanche à Elektron)
Live Signal ouvre une fenêtre sur la diversité des pratiques artistiques proposées au Casino Display. Deux performances et une installation vidéo font dialoguer des recherches, des méthodes et des formes artistiques distinctes.
La soirée réunit Lena Longefay, artiste du Post-Master du Casino Display, autour d’une performance liée à la dégustation de vin, et Marc-Olivier Hamelin, accueilli dans le cadre d’un échange de résidences entre Casino Display et Est-Nord-Est (Saint-Jean-Port-Joli, Québec). Elle comprend également une installation vidéo de Bruce Eesly présentée dans le cadre de périscope, à l’occasion d’une carte blanche confiée à Elektron, partenaire de longue date de Casino Display.
Ces trois propositions prennent forme à travers des collaborations : entre écoles d’art, entre lieux de résidence et avec un partenaire ancré dans la scène locale. Live Signal donne à voir ce que ces échanges rendent possible tout en laissant à chaque pratique sa voix propre.
LENA LONGEFAY
A Sour Saga, Or How My Teeth Might Fall (2026)
.Durée : 60 min
Cette performance explore l’acidité par la parole, l’image et le goût. Lena Longefay passe en revue le pH, la salivation, les douleurs dentaires et le reflux, mais aussi les paysages, la météo, les coteaux, les lies et la saveur des pierres mouillées ou des écorces de citron salées.
Bio : La pratique artistique de Lena Longefay (FR) interroge l’idée selon laquelle le « naturel » et l’« artificiel » seraient nécessairement deux notions opposées. Née et élevée dans une famille de vignerons, elle s’intéresse particulièrement aux relations entre les écosystèmes et les traditions façonnées par l’être humain dans la culture de la vigne et la vinification, ainsi qu’aux contradictions romancées qu’elles véhiculent, entre fierté régionale, célébrations alcoolisées et souffrances silencieuses. Par le récit, elle transforme ses recherches en installations et en performances. Elle vit et travaille à La Haye (NL), à la fois comme artiste et sommelière.
Lena Longefay participe au programme européen Post-Master du Casino Display, une collaboration entre Casino Display, Casino Luxembourg – Forum d’art contemporain, l’École Nationale Supérieure d’Art et de Design de Nancy, l’École Nationale Supérieure des Arts Visuels de La Cambre (Bruxelles), la Haute École des Arts du Rhin (Strasbourg) et la Koninklijke Academie van Beeldende Kunsten (La Haye).
MARC-OLIVIER HAMELIN
Crystal Clear
Durée : 60 min
Un feu de forêt. Dans un coin de la cuisine, les mains dans l’eau de vaisselle, je te demande : « Qu’est-ce que tu racontes ? » What? Je répète : « What are you telling me? » Je ne sais pas comment vérifier la véracité de ton récit, la valeur de l’image que tu me montres ni même la réalité de ta présence.
À partir de la réappropriation d’une histoire familiale queer, la nouvelle performance de Marc-Olivier Hamelin active un souvenir qui n’est pas le sien. L’artiste donne voix à des récits oubliés et brouille volontairement la frontière entre ses souvenirs et ceux du public. La réappropriation et le secret peuvent aussi être, pour certaines personnes marginalisées, des moyens de survie.
Un feu de forêt. Je te confie : « Je ne suis pas certain de vouloir connaître la suite, parce que tu pourrais me mentir. Mais, en attendant, peux-tu débarrasser la table de la cuisine et m’apporter les verres sales ? »
Bio : Marc-Olivier Hamelin est un artiste visuel et auteur originaire de Rouyn-Noranda (CAN). Il détient un baccalauréat en beaux-arts de l’Université Concordia (2015) et une maîtrise en muséologie et pratiques des arts de l’Université du Québec en Outaouais (2019), où il s’est intéressé aux voix multiples en contexte de création. Son travail a pour point de départ le dialogue et soulève des enjeux relatifs au récit de soi et à la production du discours. Ses projets – où il lie sa voix à celles d’artistes, d’auteur·rice·s et de pairs – se matérialisent en installations, en performances, en photographies et en textes.
Marc-Olivier Hamelin est accueilli dans le cadre du programme de résidences croisées entre Est-Nord-Est (Saint-Jean-Port-Joli, Québec) et Casino Display Luxembourg. Ce programme bénéficie du soutien financier de Kultur | lx – Arts Council Luxembourg et du ministère de la Culture du Luxembourg, en partenariat avec Est-Nord-Est et le Gouvernement du Québec.
PÉRISCOPE : CARTE BLANCHE À ELEKTRON
BRUCE EESLY
Endangered Gestures
Installé dans une petite vitrine à ras-le-sol au Casino Display et visible depuis la rue, périscope accueille des créations spécialement conçues et consacrées à l’image en mouvement.
Basée à Esch-sur-Alzette, Elektron est une plateforme dédiée aux rencontres entre art, technologies numériques, sciences et enjeux de société. Créée en 2023 dans le prolongement d’Esch2022, elle soutient la création numérique et ouvre le débat sur les technologies émergentes à travers des expositions, des ateliers et des événements accessibles à tous les publics.
À l’occasion de la carte blanche qui lui a été confiée, Elektron a choisi d’inviter Bruce Eesly, artiste basé à Berlin (DE). Son court métrage Endangered Gestures met en scène des gestes de la main pour représenter des concepts actuellement menacés par les dérives autoritaires à travers le monde. En associant des mots censurés à des gestes proposés par une IA, le résultat du film se situe quelque part entre langue des signes spéculative et erreur technique.
21 h 00–1 h 00 – Luxembourg Art Week Opening Night
THE HEARTH ROOM
Artistes : Miriam Hansen, Christoph Meier, Ute Müller, Andreas Olavssønn Rongen
À l’occasion de Luxembourg Art Week, The Hearth Room, l’exposition de Christoph Meier & Ute Müller au Casino Luxembourg, connaît un nouveau développement.
À la croisée de la sculpture et de l’architecture, The Hearth Room transforme le premier étage du Casino Luxembourg en un espace de production, d’expérimentation et de rencontre en constante évolution. Un four à céramique fonctionnel en constitue l’un des éléments centraux. Préparation de l’argile, séchage, cuisson et fabrication rythment l’exposition et la transforment au fil du temps. Le « hearth » désigne à la fois le feu et le foyer, un lieu de transformation autant qu’un espace où l’on se rassemble.
Pendant la semaine de Luxembourg Art Week, Miriam Hansen et Andreas Olavssønn Rongen rejoignent Christoph Meier & Ute Müller pour travailler avec le four, l’argile et l’espace de l’exposition. À partir des plants de tabac qu’ils cultivent dans leur pratique commune, Hansen et Rongen explorent leurs propriétés matérielles et atmosphériques. Les plantes sont notamment séchées et intégrées à des expérimentations en céramique.
Au sein de l’exposition prend également forme une structure temporaire, la Growth Room, quelque part entre chambre de culture, fumoir et espace social éphémère. En écho au four, elle devient elle aussi un lieu de production, mais d’une autre nature : un espace où se produisent échanges, conversations et idées.
Le vendredi soir, cette nouvelle configuration de The Hearth Room s’ouvre au public. Les objets et transformations issus du travail mené pendant la semaine rencontrent alors les personnes réunies dans l’espace. Quelque chose à boire, des conversations, des présences - et un lieu dont la fonction se précise à mesure que les personnes s’y retrouvent et que la soirée prend forme.
Christoph Meier & Ute Müller – The Hearth Room
Curatrice : Stilbé Schroeder
11.09.2026–10.01.2027
Artistes
Christoph Meier et Ute Müller sont des artistes autrichiens dont les pratiques interrogent les relations entre sculpture, architecture et espace d’exposition. Leur travail accorde une place importante aux processus de production, à l’expérimentation et aux situations de collaboration qui participent à la transformation de l’œuvre et de son contexte. Avec The Hearth Room, ils développent au Casino Luxembourg un projet évolutif associant recherche artistique, production collaborative et expérimentation.
Miriam Hansen (née en 1988) travaille principalement avec l’installation et la sculpture. Sa pratique s’appuie sur un intérêt pour les plantes, leur histoire ainsi que les discours contemporains autour des plantes psychotropes envisagées comme remèdes et comme patrimoine culturel. À travers une approche spécifique aux lieux, elle développe des installations qui accueillent des cycles de croissance et de décomposition et explore la manière dont les transformations atmosphériques influencent l’expérience corporelle d’un espace.
Andreas Olavssønn Rongen (né en 1989) vit et travaille à Oslo. Son travail explore les notions de présence et d’exclusion, souvent à partir d’observations spécifiques aux lieux et de schémas de déplacement. Filtrées par la fiction, les malentendus et la spéculation, ces observations nourrissent des recherches sculpturales qui prennent souvent la forme d’écosystèmes ou d’archives documentant interventions, routines, rythmes et répétitions. Il participe également à des projets collaboratifs explorant les croisements entre sculpture, architecture et expression performative.
Graphisme : Hannes Brischke